mardi 22 décembre 2015

Tour d'Islande...14 - A la recherche du précieux (Part 1)


Svalbardseyri - Quelque part pas loin du Mordor

Lundi 10 Août



Depuis le début de mon périple islandais, j'ai vécu pas mal de choses inédites: l'autoroute à n'en plus finir, le ferry, les pistes d'Islande, le n'importe quoi sauvage, la moto enlisée, la balade sur une autre planète, les casses mécaniques, le vent apocalyptique, les pointes de vitesse à trois chiffres sur les graviers et dans la poussière, et j'en passe. En essayant tout de même d'oublier la bière sans alcool: un vrai traumatisme ce truc.

Et bien, en ce matin d'Août, je vais encore faire dans l'inédit. Je m'apprête à rejoindre une motarde afin de faire une petite expédition au cœur de l'Islande. A deux. Moi qui ne jure à la base que par le voyage en solitaire. Et elle aussi d'ailleurs, en générale. 
Cette réunion elle fut motivée non seulement par l'envie de partager un peu de notre périple, mais aussi, parce que ni Christelle, ni moi, ne nous sentions vraiment d'aller vers Askja seul.

Car pour aller vers ce lieu, c'est une vraie plongée au cœur de l'Islande que l'on doit faire, par des pistes loin d'être toujours faciles, et en se confrontant à quelques cours d'eau pouvant être assez imposant.

Rendez-vous fut donc pris, de bon matin, à une petite centaine de kilomètres de mon hôtel, dans la station essence d'un petit patelin. Kilomètres avalés aussi copieusement que le petit déjeuner du jour, où, l'espace d'une demi-heure, j'ai repris les bonne vieilles habitudes de mon tour de Alpes. In extenso, j'ai allègrement défoncé tout ce qui était comestible dans un rayon de 30 mètres, croûtes de l'arrière-arrière-mamie du coin y compris - je ne sais pas si cette précision est bien venue, j'ai un doute.

Bref...

Je dois partir, il me faut être à l'heure.













Je suis bien , je suis en avance, c'est un début de journée parfait, pour une journée qui le sera aussi, parfaite. 


Spéciale dédicace...


Je vais donc tracer ma route, en mode "je débranche mon reliquat de neurone"...je roule, je passe un patelin, puis je continue à rouler. Normal.

Sauf qu'en Islande, des patelins, il n'y en a pas beaucoup, et ceci aurait du me mettre la puce à l'oreille (bionique).

Et l'horloge tourne. Mais c'est beau, alors je prends le temps de faire quelques photos.


C'est beau...

Mais c'est chaud.

Et je continue encore, l'horloge continue de tourner, la jauge d'essence baisse et je ne suis toujours pas arrivé. Je commence à trouver ça bizarre.

Enfin, c'est pas plus bizarre que de se dire que des trolls vivent dans des petits tas de pierres...

Pour le coup, ça y est, je suis en retard. Alors vite, je visse la poignée encore un peu plus...

En plus c'est tout droit, ce qui facilite la tâche quand on est un poireau.

Et puis, d'un coup, je vois un panneau indiquant une piste en direction de...Askja.



Je me range donc en catastrophe sur le bord de la route...parce qu'en théorie, j'aurais donc du m’arrêter dans la station essence d'un patelin situé bien avant ce croisement.

Ho.

Merde.

En l'espace d'un instant, les derniers neurones ayant survécu à mes longues années d'alcoolisme d'études vont se connecter. Ça chauffe et ça fume, jusqu'à que la vérité m'apparaisse: le patelin que je cherche, celui où m'attend Christelle, cela fait cinquante kilomètres que je l'ai dépassé...et bien sûr, je n'ai pas de réseau sur mon téléphone pour la prévenir.
Pour en rajouter encore une couche, je n'ai plus d'essence et me voilà en train de vaillament tenter de remplir mon tracteur avec un bidon dont l'embout verseur s'en ai allé je ne sais où, tout cela avec un vent assez violent..

En gros, j'en fous partout.

Cela dit, cela doit faire cinq jours que je ne me suis pas lavé, et au final l'essence fera un excellent déodorant.

Bref, ce n'est pas parce que je vais vivre un truc inédit aujourd'hui qu'il faut que je renie ma nature profonde: celle de gros boulet. C'est parti fort de bon matin...

Et c'est pas fini!
Un fois mon réservoir vaguement rempli par quelques litres d'essence, me voilà faisant demi-tour ! Et au lieu d'être en avance, je vais arriver sacrément à la bourre! Heureusement, Christelle, ayant un truc perso' à finir sur internet, est encore là...ouf.

Quelques excuses et une cigarette plus tard, nous voici sur la route...direction...heu...là où j'étais tout à l'heure.

Un petit arrêt près des usines géothermiques...









Puis nous continueront cette mini-balade touristique en nous dirigeant vers un ensemble de rochers quelques peu fumeux, dégageant une douce odeur bien âcre me rappelant un pote aux penchants pétomanes...n'est ce pas, Seb?

Ça sent le soufre...













L'occasion pour moi de vous présenter Christelle...

Heu...oui...bon, j'avoue, ce n'est peut-être pas la meilleure photo pour ça!

Et en tournant un peu la tête, on pourra apercevoir au loin...

Le Mordor...ou presque.

Ceci dit, nous n'y sommes pas encore.

Il est temps de reprendre la route, mais...


Je reviendrais.

Bref...on reprend donc les bécanes en direction d'une hauteur, dernier petit arrêt avant de rejoindre les pistes.

De quoi se rappeler que l'Islande n'est pas qu'une terre sauvage...ils ont même l’électricité, dingue!





Une petite marche fort agréable où nos poumons de fumeurs vont subir un bon décrassage...argh.

Bien, bien, bien...ce n'est pas tout ça, mais il est l'heure: l'heure de faire n'importe quoi!

En parlant de n'importe quoi, la vieille douche posée d'une manière complètement improbable sur le côté d'une route, elle se pose là.

Ceci n'a strictement aucun sens. (photo: Christelle)
Allez hop, on trace quelques kilomètres, on repasse sur cette très belle route que j'ai emprunté ce matin car j'avais encore oublié de me brancher les neurones, et nous voilà arrivé à l'entrée de la piste indiquant Askja.



Soit 125 kilomètres au bas mot, avec entre temps un certain nombre de gués. D'ailleurs, Christelle étant quand même bien plus organisée que moi - ce qui n'est pas franchement difficile, j'en conviens - elle avait pris la peine de se renseigner un peu auprès des touristes et des autochtones sur l'état de cette piste. Et si de nombreux petits gués il y a, deux gros gués il y aura aussi...

On verra bien !

C'est parti! A gauche un tracteur, à droite "Jolly Jumper"!

(photo: Christelle)

Nous voilà donc parti...je prends la tête quelques instants. Du sables, des graviers, ces petites bosses style tôle ondulées, on ne peut pas dire que je sois super à l'aise! Christelle va vite passer devant pour m'attendre par la suite...et nous allons évoluer dans un chassée-croisée quasi-permanent. Ce qui va donc me permettre d'avoir des photos de moi en action dans ce désert monumental, avec en toile de fond des montagnes, bien plus présentes en réalité que sur les photos!

Merci Christelle!

J'ai vraiment du mal, ou alors, en essayant de suivre Christelle, je roule sans m'en apercevoir au dessus de mes pompes. En tout cas c'est un peu sportif et c'est surtout traître...d'ailleurs c'est bien Christelle que me fera cette réflexion, ce qui aura tendance à rassurer mon ego. Je lutte, mais c'est normal (ou presque)!

Va ensuite arriver l'heure de la première cascade...derrière Christelle, à bonne allure vu le terrain, je vais la voir décoller d'une manière que l'on qualifiera poliment de "sensible". Et d'un coup face à moi un trou, en plein dans une petite montée...


Mais de toute façon, vu la gueule de la piste, il ne faut même pas chercher à l'éviter ce fourbe trou, alors je trace tout droit en serrant les fesses: la roue avant se plante dedans, en ressort, et décolle! La roue, pareil!  Et boum...me voilà de nouveau sur mes deux roues, c'est passé...

Et en plus c'était beau! (photo: Christelle...ou pas)

Et nous allons continuer à évoluer comme cela, entre paysages lunaires, pistes fourbes, et petites pauses...la caméra tourne, je limite donc les photos et profite de cet instant...instant déjà magique, et pourtant, je suis encore loin d'imaginer ce qui se passera par la suite.

(photo: Christelle)


Je vais tout de même avoir du mal à résister à l'envie d'immortaliser tout cela...
Et hop, un autre fond d'écran !
Peu après cette pause photo, alors que Christelle est déjà loin, je vais couper ma caméra...histoire d'économiser ma batterie et la carte SD.

Gravissime erreur! Car à mon grand regret, je ne vais donc pas filmer ce qui va suivre...

J'essaie de rouler "vite", voilà que j'arrive dans un endroit un plus enclavé, je dois être alors autour des 40 ou 50 km/h ma roue arrière commence à chasser dans le sable...Un peu, puis beaucoup, droite, gauche, droite, ça vire au drift en ligne droite!

"Tout va bien se passer, tout va bien se passer"...

Sauf que la roue avant s'y met aussi, et que trop c'est trop: je perds totalement le contrôle de mon tracteur, je me crispe sur les gaz, je pars en roue arrière, quasiment à la verticale...et me voilà éjecté de la moto pendant que celle-ci va se ramasser quelques mètres plus loin en faisant quasiment un soleil!

Voilà, c'est fait, je viens de me prendre ma première vraie gamelle de motard!

Wouuuuuuuh!!!

Note: Enfin si on excepte cette sombre histoire du V-Strom d'une concession que j'ai...enfin bref...je voudrais tellement oublier...


Grâce au sable, j'ai eu l'impression d'atterrir dans un matelas...je me relève, je m’époussette, vérifie tout de même si je n'ai pas une douleur quelque part...mais non, rien, nada, que dalle. Je vais donc rapidement relever la moto.

Deuxième erreur! Puisque non seulement je n'aurai pas la vidéo de ma chute, mais en plus, je n'aurai même pas de photos du tracteur juste après son opération de laboure. Quel boulet!

On pourra tout de même admirer les traces provoquées par ma petite glissade non contrôlée...

Le roi de la glisse.

Je fais rapidement le tour de ma moto, et les seuls dégâts - très légers - que je vais pouvoir constater sont au niveau de la visserie des protèges-mains et de mes valises Touratech. Je vais pouvoir noter que mes crash-bars - Touratech aussi!- auront bien joué leur rôle, les valises ayant aussi permis de protégée mon tracteur en se plantant dans le sable et la caillasse, freinant donc son élan...ce qui a peut-être évité de vraiment exploser mon bien-aimé tromblon.

Touratech fait dans le 2-en-1: valises et crash-pack.

A cet instant, je stresse...oui je stresse que Christelle m'attende trop! Parce que la chute en elle-même, j'en ai rien à secouer! Je suis même alors assez surpris par mon flegme vu la situation...je crois que Christelle commence déjà à déteindre sur moi - le calme, le relativisme et le flegme de Christelle méritant bien un article à lui tout seul, j'y reviendrai un peu plus tard.
Alors je remonte vite en selle, en oubliant mon bidon d'essence au passage - cela faisait longtemps que j'avais rien perdu, au moins 2 jours - , et je tâche de manœuvrer dans le sable...ce qui va me prendre 3 plombes.

Me voilà reparti, en me disant qu'il va falloir cravacher un peu. Mais non, même pas. Christelle est juste là, quelques centaines de mètres plus loin...

Coucou.

Et voici donc le premier gué de la journée. Ou plutôt, une grosse flaque d'eau. Rien de particulièrement angoissant, bien que nous allons tout de même prendre nos précautions en sondant patiemment tout ça. Evidemment, je vais lui raconter ma gamelle, et c'est là qu'elle va me rappeler une chose déjà dite, je crois, lors de notre première rencontre dans le Landmannalaugar:

"La moto trouvera toujours son chemin".

Bref, quand tu arrives dans du sable, tu restes souple et détendu, et le tracteur suivra toujours. Par contre si tu commences à te crisper, et bien c'est la chute qui guette. Cette phrase va rester coller dans mon esprit pour les jours à venir et va, je pense, me sauver la mise plusieurs fois!

Mais revenons à notre flaque d'eau....

Un léger stress est tout de même présent, je prends un petit passage sur la droite, le terrain est comme il faut, ce n'est ni de la boue, ni des gros cailloux, et ça passe sans problèmes. Ouf!


Yeah.




Et nous allons donc continuer notre chemin, et nos chassé-croisés, sur des pistes toujours aussi traîtres, assez éprouvantes, et dans un cadre absolument magique, entre désert et montagne. On se croit dans le Mordor, nous allons chercher le précieux, nous sommes Sam et Frodon - en vachement plus grand mais avec moins de poils - , l'ambiance dégagée par ces lieux est unique, je n'ai pas la banane sous le casque parce que j'en chie un peu, mais mon esprit lui vole très haut au-dessus des nuages.

 Bref, j'ai un orgasme.

Raaaaah lovely.



Photo: Christelle



Photo: Christelle

Evidemment c'est Christelle qui va être (loin) devant pendant une bonne partie du trajet...mais c'est parce qu'elle a une vraie moto, et pas parce que je suis poireau. *ahem*






Et puis les paysages vont se faire un peu plus verdoyants, et les pistes, elles, vont se faire plus tortueuses...accompagnés d'une fine bruine, et au détour d'un virage, nous voici devant un panorama à couper le souffle!




Photo: Christelle / Pose de con: Moi



On est pas bien là?

A ce moment, il est alors 16h15, nous regardons le kilométrage parcouru: une cinquantaine de kilomètres à tout casser...et toujours pas de vrais gués. Par contre, personnellement, physiquement, je commence à fatiguer.

Et pourtant, la journée ne fait que commencer.

Après une - ou deux - clopes, nous allons reprendre notre chemin.



Christelle part devant, "comme d'habitude", et je vais rapidement la perdre de vue...

Les pistes sont maintenant beaucoup plus sinueuses et présentent pas mal de dénivelés...un virage, un second, et en contre-bas, je vois Christelle garée...

J'arriiiiiiiive !!! (Photo: Christelle)

Et si je vois Christelle garée me prenant en photo, je vais très vite me focaliser sur tout autre chose...

Il y a des souvenirs qui restent indélébiles...des petits moments gravés à jamais dans la mémoire, de manière si claire que l'on a l'impression de pouvoir revivre la situation encore et encore. En voici un.

J'ai garé la moto, mon cœur s'est mis à accélerer un peu, j'ai ôté mon casque, et j'ai dis:

"Là, je le sens pas."

"Je ne le sens pas du tout!"

Car voici presque l'exacte vision qui se présentait à moi...

Photo: Christelle

Tout cela avait l'air bien large et surtout assez profond...

Devant ce coup d'angoisse qui a du être plus que palpable, Christelle m'a alors proposé de faire éventuellement demi-tour.

Oui, non, peut-être, je ne sais pas! Ça à l'air chaud quand même!

Et puis, très vite, je vais me rappeler d'une chose...

"On est là pour ça."

"Je suis là pour ça!"

Bah oui, bordel, si j'avais voulu faire un voyage pépère, je ne serais pas parti en Islande, et surtout je ne serais pas là avec Christelle...non, je serais resté sur la route principale, ou alors je me serais fait à nouveau un autre petit tour des Alpes, ou un autre Tour de France.

Bordel, je suis là pour ça! On va pas se dégonfler!

J'invoque la puissance du super poireau!

Pendant que je me roule une clope histoire de faire baisser ma température interne, Christelle va sonder le gué...



Et c'est profond, franchement, sans parler du courant qui sans être monstrueux, est significatif. Je vois donc Christelle tout de même un peu moins confiante...juste un peu.
Mais à force de sonder le gué, nous allons finir par découvrir un passage qui va tout de suite nous rassurer. Certes, il n'est pas bien large, mais sur ce tracé, la profondeur est vraiment réduite.

Nous déchargeons quelques affaires, l'un de nous se poste dans la rivière pour bien se repérer, et c'est parti! Ça secoue un peu, mais la traversée se fera sans encombres, comme un chef même...sans encombres et comme un chef certes, mais avec un grand soulagement qui méritera là encore une danse de la victoire!

Et puis comme cette vidéo, capturée par Christelle, je l'ai sous la main - contrairement aux miennes qu'il va me falloir trier pendant des heures - et bien la voici, avec une musique fort à propos... (Note: à visionner en plein écran si possible vu le format)



Nous voilà tout deux de l'autre côté...



Un petit tour à pied aux alentours...






Et il sera temps de repartir...


Du sable, des courbes, des montées, ça devient vraiment sport, et cela va l'être bientôt encore plus.

Au point que...

Cherchez l'erreur...


Oups...


Elle est si fier de sa connerie, c'est touchant!

Et continuons notre épique chevauchée dans cette contrée qui rappelle de plus en plus le Mordor du Seigneur des Anneaux...

Sauron nous regarde...et doit bien se marrer, le petit coquinou.

Les roues qui chassent dans le sable sans prévenir, les bosses, les graviers...

"La moto trouvera toujours son chemin".

J'essaie donc de suivre les conseils de Christelle, de me détendre au maximum. Chaque kilomètre qui passe, je progresse. Chaque kilomètre qui passe, je le vis comme dans un rêve dont les photos que je vous présente ne sont que des reliquats insignifiants tant ce que j'ai pu vivre là-bas fut extraordinaire. Les photos c'est bien, mais le vivre, ce que l'on ressent...c'est quelque chose qui ne peut se décrire ni par les mots, ni par les images.

Ce qu'il est dur de décrire aussi, c'est la piste d'enfoiré de première catégorie que nous allons nous taper à ce moment, en plein dans des champs de roches volcaniques...de véritables petites montagnes russes pleines virages, je dirais même tournicotantes!

Zeublon (et Pollux) approuvent!

Il faudra en plus esquiver les nombreux trous d'un coté, les nombreuses caillasses de l'autre. Jambes fléchies toujours en action sur les cales-pieds pour contrôler la trajectoire, j'ai un plaisir fou à pourrir Christelle! Enfin disons plutôt que je vais rester devant elle...Il faut dire que mon tracteur est du genre poids plume par rapport à Jolly Jumper et que dans ces conditions, ça aide bien!

Bon, d'accord...en fait elle est restée derrière moi histoire d'être là au cas où je me mangerais lamentablement dans les cailloux...

Bref, c'est tellement dingue et accidenté qu'il me sera impossible de m'arrêter faire des photos, sauf à un endroit un peu plus accueillant où nous allons pouvoir nous reposer un peu.


C'est à cet instant que nous allons avoir une vision assez hallucinante. Alors que nous luttons, avec nos motos, sur cette petite "route" aux virages ultra-serrés et aux multiples bosses, donnant vraiment l'impression d'évoluer sur des mini-montagne russes, nous allons voir débarquer...

Un bus.


Plaît-il?? Pardon?

L'Islande est vraiment un pays incroyable...et encore à cette heure-là, je n'avais pas encore vu l'Agence Tout Risque - ça ne tardera pas.

Mais passons, il ne faut pas trop chercher à comprendre.

Il commence à se faire tard, et il reste presque 30 km avant d'arriver à notre point de chute, un petit camping à côté d'Askja.

Quand tout à coup, sur les coups de 18 heures, nous nous arrêtons....



Vous la voyez Christelle, là-bas, tout au fond?


Et face à ce gué immense les choses vont...comment dire?

Légèrement déraper!


A suivre...



















14 commentaires:

  1. toujours aussi agréable a lire ! Quelle aventure !! Merci de faire partager ce voyage extraordinaire

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  2. C'est pas gentil de couper en plein climax !!! :)
    Vivement la suite.
    Sinon je me demandais niveau équipement tu as quoi pour ne pas prendre la flotte quand tu sondes ? (bottes + pantalon )

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    1. J'avais des chaussettes étanches seal skin...plutôt efficace même si ça fini par perdre de l'etanchéité...mais même dans ce cas là ça agit comme les combinaison de plongée, on reste relativement au chaud même quand c'est trempé.

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  3. Merci, merci!!!

    Quelle attente !
    Au fait j'y retourne l'année prochaine. Miam miam

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  4. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

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  5. oO nan mais j'y crois pas. en plein élan pour aller cliquer sur Part 2, je m'aperçois qu'il n'y a pas encore le Part 2?!?!?!?! ce scandale! :D nan, je déconne... ça va aller. si, si, si... on va patienter :D ... bon, ça vient?

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  6. Bonjour Steve,

    Bonne année 2016, et si, et si, une de tes bonnes résolutions pour cette nouvelle année était de moins nous faire poireauter entre les épisodes. Hein? Kes-t-en penses? On attend, là....

    Philippe, islandais dans 7 mois....

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    1. Bonne année à toi également!

      En ce qui concerne le rythme de publication, hélas les journée ne font que 24h, et il faut bien dormir aussi un peu de temps en temps.

      Faut faire une pétition et l'envoyer à mon patron qui m'exploite :p

      Mais la suite arrive dans quelques heures ;)

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  7. Pourquoi je suis en anonyme, je sais pas

    Phil91.

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  8. Joli post ! Ca donne sacrament envie :)

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  9. oui je suis pressé de lire la suite .. Elle est un peu longue la pub. et sur l autre chaine y a du foot.. alors je poireaute ici ... c est sur 2018 ce sera l'Islande ! http://jicre.wifeo.com

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  10. Petit sejour en 4x4 en decembre dernier et j ai aussi fait appel au 112 sur une route fermé avec 50 cm de neige et dans une petite tempete. Ce pays est topissime, j ai hate d'y retourner en gs mais en ete

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