mercredi 8 août 2018

Interlude - L'aventure au coin de la (petite) route


Il y a deux semaines j'étais parti pour faire un peu de moto et voir de vieux amis dans les Alpes à la faveur d'un week-end de 3 jours.
Je devais simplement rejoindre Fillinges, prés de Genève, en prenant quelques routes détournées. Un joli road-book de presque huit heures quand les gens normaux, eux, peuvent faire le trajet en une heure et demi.









Bref, j'étais donc parti faire un peu de moto et voir un couple de vieux amis, qui n'ont que rarement croisés ma route, certes, mais pour qui je porte un grand respect.

C'était simple comme plan.

Et évidemment, les choses ne se sont pas juste passées comme cela.
J'ai finalement fait beaucoup, beaucoup de moto, dès le premier jour donc, où j'ai eu droit à l'accueil formidablement royal de Christophe et Fadila​, ces personnes que je ne connais donc finalement que peu mais qui m'ont accueilli comme le plus grand de leurs amis, avec notamment des bières locales à faire oublier tous les breuvages belges houblonnés et de quoi me remémorer le Maroc de la plus calorique des façon...

Il y a eu ensuite cette balade tout bonnement mémorable de treize heures sous la pluie, parfois sous un véritable déluge, en direction d'une vallée d'Emmental que l'on aura finalement pas vue en raison d'un épais voile nuageux. Voile nuageux et pluie qui ne nous quitteront que lors des cinq dernières heures de routes à chèvres dans lesquels j'aurais trainé la Honda VFR de Christophe. Le tout en t-shirt sous nos blousons, et donc dans le froid, parce qu'il est tout à fait normal d'aller rouler en petite tenue quand on s'apprête à faire quatre cents kilomètres dans les vallée suisse avec une météo pourrie.
Qu'on se le dise. 

#TeamBoulet
Quand la serveuse sait déjà que tu vas en mettre partout et te donne un bavoir. Ils sont forts ces suisses.
 
Une ancienne photo pour vous donner une idée de ce bonhomme qui organise actuellement un raid en Trike au Maroc pour des hanicapés moteurs*. Respect à toi Christophe !
Il y a eu ensuite eu les retrouvailles avec Arnaud, qui est tout de même un des premier gars à m'avoir fait faire n'importe quoi en moto lorsque nous habitions tout deux en Gironde. Cette première balade en groupe, il y a maintenant cinq ans, "la reco" comme on l'appelle entre nous, où j'ai suivi ceux qui allaient devenir ma Joe Bar Team à moi pendant un véritable raid de sept cent kilomètres, douze heures et un virage de la mort, au coeur de la Dordogne, un mois après avoir décroché mon permis. 
La finesse. Toujours.
Et il y a eu ce dimanche après-midi en solo durant lequel j'ai méchamment fait le goret conducteur raisonnable pendant que mes rétines se brisaient sur les paysages moches typiques de la région.


 

 
C'était déjà grand, ces plus de trentre cinq heures de moto en trois jours, ces retrouvailles, ces paysages, ces pneus qui fondent à la faveur des courbes enchainées comme un gros con un conducteur plein de sagesse.

Et puis...

Il y a eu cette crevaison improbable à plus de 20 heures alors que j'étais en train d'arracher le bitume de petites routes, perdu en plein milieu de nulle part.

Il y a eu cet arrêt au hasard chez des inconnus, Aymé et Marie, des gens d'une gentillesse incroyable, bouleversante. De vrais personnages qui vous touchent en plein coeur.

Il y a eu cette tentative épique de réparation pendant laquelle Aymé va s'acharner pendant presque trois heures, pause bière comprise, tout d'abord à remettre en état ma chambre à air, puis face à l'échec à glisser dans mon pneu une nouvelle chambre neuve. Une chambre à air de tracteur.

Classique.
 
 
Ceci pendant que moi, je faisais des selfchiens avec un gros chien mignon qui bave.
Je suis vraiment...
Un sale gosse.
Il y a eu cet au revoir chaleureux, ce départ à plus de minuit, la chambre à air du tracteur qui lâche dix kilomètres plus loin...Et le retour chez mes hôtes avec le pneu à plat après quelques dizaines de minutes et kilomètres d'errance nocturne, incapable pendant un temps de retrouver la maison...

Il y a eu cette autre bière offerte, la douche, et ce lit tout confort préparé dans l'urgence, toujours et encore mon copain Marley, le gros chien qui bave, il y avait aussi un tout petit chien mignon qui bavait pas.
Et des chats. Qui n'en avaient rien à foutre. 
Normal, c'est des chats.

Il y a eu le dépannage à domicile lundi matin grâce à Mika, Cédric​ et Raphaëlle. Mika je ne l'ai vu qu'une fois auparavant. Cedric et Raphaëlle, je ne les connaissais tout simplement pas. Et pourtant, le lundi à midi, ces derniers étaient là avec une chambre à air donnée par le premier...
Cedric et Raphaelle.
Et enfin ce dernier repas partagé tous ensemble avec Aymé et Marie...
Gros Marley... <3

Un week-end qui s'est transformé en un vrai voyage de 1400 kilomètres qui rappelle que l'aventure est au (aussi) coin de la route. Et que les gens bons, gentils et généreux, ils sont partout.

Mon seul regret ? Ne pas être rentré avec cette chambre à air de tracteur dans mon pneu...cela aurait eu un panache certain !


Aymé et Marie, je ne vous oublierais pas de si tôt !
Merci !
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*En attendant plus d'infos, un petit post pour en savoir plus :

Page FB Handitrike (cliquer)




















































jeudi 26 juillet 2018

Maroc 2017 - Etape 8 : Blitzkrieg !


Tinghir - Imilchil

16 octobre





Voilà, nous y sommes, environ dix jours après notre brève rencontre sur le Ferry nous menant au Maroc, des dizaines de SMS et quelques rendez-vous manqués, David le motard teuton et moi-même, le conn*rd bionique franchouillard, allons rouler ensemble...

Blitzkrieg !!!

Tout un programme.

Je tiens tout de même à préciser que la première et dernière fois que j'ai roulé avec quelqu'un lors d'un voyage, ma moto s'est retrouvée à faire une séance d'apnée sous un mètre d'eau lors d'une vaine tentative de franchissement d'une rivière de plus de cinquante mètres de large. (lien : A la recherche du précieux).

Je dis ça, je dis rien.

En conséquence, j'appréhende un peu l'émulation potentielle qui pourrait se créer entre nous en terme de n'importe quoi.

J'en ai bien peur.

On va tous mourir, cela est certain, mais ce ne sera pas pour aujourd'hui.

Déception pour vous chers lecteurs, je le conçois bien !

Mais je vous rassure tout de suite, pour ce qui est de prendre un rendez-vous avec la mort, il faudra juste attendre trois jours. Heureusement pour moi, la grande faucheuse a apparemment préféré aller faire un tour à la plage ce jour-là...

Je l'ai vu sur son Insta ! *

Mais je m'égare, ce n'est pas (encore) le moment d'en parler...

Revenons à la guerre éclaire qui se prépare avec David ! 

A peine sorti de Taroudant, nous allons subir un tir de barrage en provenance d'un régiment de touristes chinois. Enfin, surtout de touristes chinoises...










L'adversaire est hostile, et fait preuve d'une sauvagerie inhumaine. Heureusement, David se sacrifie et monte au front.

Hostile.


Très hostile !

Mais si ces belliqueux touristes sont aussi nombreux - une grande première depuis mon arrivée au Maroc - c'est aussi que l'endroit offre un beau panorama sur la ville de Taroudant.










Et sur le désert qui l'entoure...



Egalement en mode touriste, David et moi nous dirigerons vers les gorges de la Todra...






Un endroit assez impressionnant, mais où les cars des tours opérateurs sont décidément bien trop nombreux. Nous ne nous attardons pas et reprenons notre chemin là où le transport de bétail les dits cars de touristes ne peuvent poursuivre leur chemin.

On est quand même mieux ici...

La guerre éclaire se transforme en une balade au rythme de sénateur. Il faut dire qu'aujourd'hui est le jour "off" de David, et que je n'ai moi-même pas une folle envie de plier la moto en une vaine tentative de lui prouver à quel point je peux faire n'importe quoi. 

Quelques kilomètres encore, et nous voilà attablé à la terrasse d'un petit boui-boui, afin de boire le thé et de faire plus ample connaissance. 

Dans un cadre moche, bien évidemment.

David a vingt-neuf ans, bientôt trente-deux, et s'il n'en ait pas à son premier voyage, son expérience n'est pas bien grande non plus. Le voilà pourtant là, à sillonner les pistes du Maroc seul, pendant trois semaines...

Respect !

Wesh.

Mais chassez le naturel...

Et il revient au galop !

La théïne qui monte au cerveau, un croisement, une piste, un regard, quelques signes, et nous voilà donc hors du bitume ! Une petite sortie du bitume qui commencera par une énorme...que dis-je ? Une dantesque session de pose de conn*rd !

David est jeune, il lui fallait bien une petite démonstration d'un aïeul plus expérimenté...


Best.



Photos.



De.



Connard.



Ever.

Non, mais dites le moi sérieusement, chers lecteurs, chères lectrices...

C'est pas la classe ?

Suite à cette session photo nous irons nous enfoncer de quelques kilomètres dans les terres, en direction des montagnes. Comme à l'habitude, les paysages sont douloureux à voir, les rétines se fissurent, le temps est exécrable, la rocade bordelaise me manque.











Quoique, au niveau de la météo, le temps commence à se gâter. Les pistes se font également plus difficiles à mesure que nous prenons de l'altitude. Et les motos commencent à nous secouer significativement à la faveur des pierres et des rochers qui affleurent à la surface des chemins...

J'ouvre la marche, David me suit, je rince gentiment la poignée droite sans excès comme un conn*rd. Et c'est à la pause suivante que David me gratifiera d'un :

"You drive fast".

Je ne vous fais pas l’affront de traduire.

A cette phrase, j'enclenche un de mes mode préféré, celui de la fausse modestie :

"Oui, mais non, tu sais, ça va tout seul avec cette moto, je suis un poireau tu vois, bla, bla, bla, bla..."


Si peu, si peu. Hou, hou, hou.

Pourtant au fond de moi, quelque part dans la partie reptilienne de ce cerveau que je devrais normalement avoir moi aussi, comme tout être humain, même si on peut avoir de sérieux doutes...bref, ce cerveau reptilien, cet amas de neurones primitif qui voudrait que je sois un homme dominant n'ayant aucun goût pour les sacs à mains et les chaussures à talon, lui, il pense tout autrement :

"JE LUI AI POURRI LA GUEULE AU BOCHE AVEC SA POUBELLE ORANGE !!!"

POWAAAAA !!!!!

Note : je suis pas mal aussi avec des cheveux, non ?

Cette pathétique et croquignolesque...

Oui, oui...Croquignolesque.

Je disais donc, cette pathétique et croquignolesque montée de téstostérone visant à compenser un large ensemble de choses, que je ne détaillerais pas ici, sera calmée par les nuages qui commencent à s'amonceller dangereusement. Le ciel s'assombrit, les premières gouttes tombent, et ni David ni moi n'avons une quelconque envie de faire mumuse dans des pistes boueuses. Nous rejoignons donc rapidement la route.

C'est ici que nous nous quitterons, sains et saufs, après une belle matinée de conduite tout en détente et en raison. David rentre à Taroudant se reposer, et moi, je ne sais pas encore...

Nous ne manquerons pas, bien évidemment, de nous faire quelques bisous et autres léchouilles plus ou moins polies en guise d'adieu !


Hou qu'ils sont contents !





Bonne route compagnon d'un jour !

Me voici alors seul sur le bord de cette route. Je soupir en regardant le ciel et ses nuages noirs. Je ne sais pas trop où aller. Dormir ici ? Continuer ma route vers les gorges du Dadès ?

Je suis fatigué, et la pluie tombe.

Quant alors un vieil homme s'approche de moi, et en quelques signes me propose de venir m'abriter avec ma moto un peu plus loin. Ma moto est très bien où elle est, quant à moi je ne refuse pas un instant de repos au sec le temps de décider de la suite de ma journée.

Il m'invite chez lui.

Une grande bâche trouée ça et là, une structure de fortune faite de bois, des tabourets en plastiques, et dans le fond un grand drap posé à même le sol, orné de quelques coussins poussiéreux. Autrement dit, ce vieil homme ne possède pas grand chose, et pourtant il va m'accueillir comme un ami.

Il me propose de m'installer, pendant qu'un membre de sa famille prépare quelques brochettes de mouton.




Les brochettes cuisent maintenant sur un grill de fortune, lui aussi, et la fumée de la graisse qui coule sur les braises envahit doucement la tente pendant que la pluie bas son plein. Le vieil homme rince succintement quelques verres, et commence à préparer le thé...



Rien qu'à observer la dose de sucre qu'il met dans cette petite théière, je faillis déclarer instantanément un diabète de type 2...mais ce n'est pas le sujet ni même la préoccupation du jour.

Au fur et à mesure que le temps s'écoule, et celui-ci me semble un peu suspendu, quelques personnes arrivent pour profiter des brochettes. L'un d'eux parle français relativement bien ce qui permettra d'avoir un minimum d'échanges, et surtout de pouvoir remercier chaleureusement ces personnes qui m'invitent dans leur quotidien.

Le thé est surement le meilleur que j'ai pu boire de ma vie, et les brochettes ne sont pas en reste. Cela faisait très longtemps que je n'avais pas mangé de viande, mais je n'allais tout de même pas décliner cette offre sous prétexte que le privilégié que je suis a quelques convictions qui le poussent à ne pas en manger dans sa vie de tous les jours...Cela n'aurait eu aucun sens et n'aurait été qu'impolitesse !

Ces personnes n'avaient presque rien, et m'ont invité chez elles en me donnant tout ce qu'elles avaient. Et cela marque l'esprit...

Le voyageur bourgeois qui prend concrétement concience de son statut et qui expérimente une sorte de révélation humaniste, en allant voyager et en rencontrant des gens qui sont à mille lieux de sa situation, c'est très cliché. Mais tout cliché est basé sur une large part de vérité.

Et ce voyage au Maroc pousse grandement à la réflexion, à une somme écrasante de réflexions. Je repense à tous ces gamins croisés sur la route qui grapillent gentiment ce qu'ils peuvent, ceux qui m'ont suivi sur un marché en ésperant que je leur achète quelque chose à manger, d'autres qui jouaient dans la poussière des ruelles d'un village semblant d'une autre époque et coupé du monde. 
Et je repense surtout à ces deux enfants croisés en une fin d'après-midi épique, au sortir d'une piste. Ils ne devaient même pas avoir dix ans, peut-être même juste cinq ou six. Surement des enfants de bergers étant donné les troupeaux à quelques pas. Ils me faisaient des signes pour que je m'arrête, comme beaucoup d'autres. Ils étaient sales, comme aucun avant eux. Mais ce jour là, ce qu'ils voulaient était des plus simple à comprendre : ils voulaient de l'eau.

Bordel, ils avaient juste soif.

Toutes ces rencontres qui se cumulent font profondément réflechir à notre réalité quotidienne, ici en France, pays de râleurs patentés selon, là aussi, quelques clichés surement pas totalement infondés. Quand je repense à ce vieil homme si généreux, à Mo le héros en mobylette, à tous ces enfants du Maroc oublié, je ne peux plus concevoir, ni accepter dans ma vie une chose précise : se plaindre bien confortablement dans son canapé, un PC sur ses genoux, la télé en marche, avec de l'eau dans les canalisations et un frigo plein, tout en ne faisant strictement rien ni pour soi ni pour son prochain, à part se plaindre. 

Plus jamais. 

Que cela vienne de moi, ou des autres.

Cette prise de conscience si forte, même si elle ne se base que sur un tout petit bout de notre réalité, seul le voyage peut nous l'offrir. Seule la confrontation directe avec cette part de réalité peut nous faire comprendre certaines choses, loin des fantasmes, dans toute la compléxité de l'existence. Car là est aussi un point troublant : tous ces gens que j'ai croisé avaient dans leur regard plus de joie, de gentillesse et de respect que bien des gens qui ont "tout", peut-être moi le premier.

Et ça aussi, ça m'a foutu une claque, fait vaciller quelques certitudes, mais a grandement conforté un état d'esprit qui se développe chez moi au fil des voyages et des années, notamment par rapport à cette société de consommation qui m'insupporte et me donne de plus en plus la gerbe...

"C'est cliché tout cela", vous dites-vous peut-être ?

Je vous donne bien raison, mais allez voyager hors des sentiers battus si vous avez la chance de le pouvoir, et vous verrez bien. On en recausera après.

Voilà, bref...Passons.

Et revenons à mes brochettes de moutons. Il n'y en aura pas une, pas deux mais trois. Tout cela accompagné du pain local et copieusement arrosé d'un thé presque sirupeux ! Un régal !
En guise de remerciements, je leur donne tout ce que je peux : gateaux, cigarettes, briquets. Ils fument tous comme des pompiers, au moins je suis certain que cela leur sera utile !

Il est temps maintenant de reprendre mon chemin. Ma décision est prise, ce soir je vais dormir à Imilchil, au pied de la piste qui me ménera le lendemain dans les gorges du Dadès.

Quelques franches poignées de main plus tard, me voici sur la route, bravant une fine pluie...






Le ciel se dégage alors que me voilà engagé sur une longue ligne droite.



Une longue ligne droite propice à la réflexion. A une réflexion non seulement sur ce que je suis en train de vivre au Maroc mais aussi sur une situation plus personnelle, bien que tout soit lié. Le voyage solitaire, propice à l'introspection, permet de prendre du recul sur le quotidien, de se recentrer sur soi tout en s'ouvrant au monde, de démêler bien des choses.
Et je commence à y voir plus clair, à la faveur des jours qui passent ici, des rencontres et des kilomètres parcourus. Je le sais maintenant, tout du moins j'en suis presque certain, mon retour du Maroc marquera aussi la fin d'une autre aventure, une aventure intense de trois ans écrite à quatre mains, mais qui doit maintenant se finir.

Et ça, ce n'est jamais facile à appréhender, et encore moins à accepter même quand on comprend que c'est la seule issue possible.

Alors le long de cette grande ligne droite, je vais m'arrêter pendant une longue heure durant laquelle mes pensées vont se perdre quelque part entre ces montagnes et ce désert. Une heure que je sais déjà charnière dans ma vie et c'est pourquoi je me forcerai à en faire une photo. Pour en garder le souvenir.

Et parce que j'aime aussi faire des poses de conn*rd, ne soyons pas hypocrite.

En fait, ce jour-là, le Blitzkrieg, la guerre éclaire, elle ne fut pas sur la route mais bien dans mon esprit. Et les ruines continueront à fumer pendant de nombreux mois, jusqu'à qu'une vaste opération de (re)construction s'opère.

La journée se finira par une longue balade dans des superbes paysages dégueulasses, encore une fois...

































Une fois arrivé à Imilchil, je vais trouver une petite maison d'hôte tenue par un charmant couple de jeunes sportifs adeptent de la course à pied. Ma moto dormira au sec avec les poules, et moi, dans une chambre au confort rustique mais des plus appréciable. 

Pour la première fois depuis que je suis au Maroc, il fait froid. Il fait même très froid, je vais me rouler dans une épaisse couette. Et pour la première fois depuis que je suis au Maroc je vais dormir comme un bébé.

S'il laissera des traces encore longtemps, le Blitzkrieg est fini.

Place maintenant au seul endroit touristique que je voulais vraiment voir en partant au Maroc :

Les gorges du Dadès !

A suivre...

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*Le compte instagram de la grande faucheuse en vacance :