lundi 30 octobre 2017

Maroc 2017 - Prologue : On the road again !


Bordeaux - Tanger

6 octobre - 9 octobre



C'est maintenant un peu une tradition, pour la cinquième fois depuis que je suis motard, pour la cinquième fois depuis que je tiens ce blog, je peux le crier haut et fort :

ON THE ROAD AGAIN !

Youhou.

Après le fiasco de ma virée dans les Bardenas l'année dernière, autant vous dire que j'attendais fébrilement ce moment même si bien évidemment, la fin de la préparation de ce voyage ne s'est pas tout à fait passé comme prévue.
Si précédemment, il était arrivé de multiples fois que certains odieux personnages me forcent à boire une quantité de bière déraisonnable la veille de mes départs, entraînant quelques maux de têtes et heures de retard sur mon planning, cette fois-ci la fin des préparatifs sera quelque peu moins festive.

Ou comment subir la loi de Murphy, dite aussi "Loi de l'Emmerdement Maximum" au moment où, franchement, on s'en passerait bien.

Première emmerde...

Environ deux à trois semaines avant la date fatidique, ma moto, qui n'a jamais été très réactive à l'allumage, va se mettre à me faire une mauvaise blague : elle ne démarre plus, ou presque.

Sacré farceuse.

Deuxième emmerde...

Ce problème tombe à une période où je suis en déplacements professionnels quasiment en permanence jusqu'à mon départ. Je décide donc de laisser la moto chez mon garagiste, à l'arrache, en croisant les doigts pour que les mécanos trouvent le temps de solutionner ce petit problème technique qui, vous l'admettrez, est légèrement contraignant quand on s'apprête à partir en voyage. 
Le problème est vite identifié, c'est en fait le commodo de démarrage qui pose souci. Défaut qui à même fait l'objet d'une campagne de rappel dont je n'étais pas au courant. Surement parce que j'ai jeté le courrier dédié en pensant que c'était une publicité.

Gné.

Je vous passe les détails sur les délais de réception de la pièce à changer, les multiples menaces de mort appels pour tâcher de faire bouger les choses, pour juste dire que je vais récupérer la moto l'avant veille de mon départ, et que cela n'était pas gagné d'avance. Ce qui m'aura valu quelques  moments de crispations, pour rester poli.

Troisième emmerde...

Entre temps, je vais attraper une superbe crève qui va me clouer au lit trois jours et me laissera exsangue pendant une grosse semaine, avec de formidables insomnies histoire d'être certain d'attaquer le voyage frais et dispo. 

Petit selfie la veille du jour J....
Quatrième emmerde...

Pour ajouter un peu piment à tout cela, deux jours avant mon départ, je vais me faire voler un sac avec mon ordinateur de travail et quatre batteries pour mes oreilles bioniques, rien que ça. En plus du stress de la crise de nerf que m'aura valu ce désagréable événement, celui-ci signifie que je vais devoir partir avec de vieilles batteries d'oreille en bout de course, ne disposant que de quelques heures d'autonomie. Pas un drame, mais franchement pas pratique.

Mais j'ai connu pire, et puis je pars au Maroc, je crois qu'il ne serait pas élégant de se plaindre !

Nous sommes maintenant le 5 octobre, la veille du départ, et il est temps de charger la moto. Il est 19h, et après l'apéro, je m'y mets.

Chouffe !
Bien sûr, avec tout ce bordel et étant donné que je préfère boire des bières plutôt que de me casser les neurones à réfléchir à où est ce que je vais mettre quoi et comment, ce chargement, je vais le finir le matin même du départ : idéal pour partir en toute sérénité.

Ou pas.
Mais c'est finalement au moment où tout sera enfin bien arrimé que l'angoisse, la vraie, va monter. Je pars pour l'Afrique, je pars pour le Maroc, seul et sans vraiment trop savoir ce qui m'attend, ni où je vais : le cœur s'emballe, j'ai la gerbe...

Maman, je veux pas y aller !

Argh.

On souffle, on se reprend, tout va bien se passer - mais oui, on y croit. En plus, je suis presque à l'heure ! Ce qui pourrait être assimilé à un miracle - même s'il y en aura un vrai, de miracle, pendant le voyage, et d'une toute autre portée, et le plan pour la liaison jusqu'à Barcelone où je dois embarquer pour le ferry le lendemain est plutôt simple : tracer jusqu'à Toulouse par l'autoroute, puis lancer le GPS en mode "routes de connards sinueuses" jusqu'à Barcelone afin de profiter des Pyrénées, en dormant quelque part à mi-chemin.

Il est temps de partir !

On va tous mourir ! Aaaaaaah !

Fatalement, et je pense que vous vous en doutez, même ce plan pourtant simple, je ne vais pas réussir à le tenir...les choses ne vont pas du tout se passer comme cela !

Déjà parce que je dois passer par Bordeaux pour livrer un peu de matériel à un collègue, et surtout parce que je me suis mis en tête de voir mon moniteur du permis pour me la péter grave avec mon nouveau tracteur, notamment.
De belles retrouvailles, lui qui m'a subit pendant de longues heures de plateau - soixante-douze en tout, je tiens à le rappeler - où j'ai pété un câble plus d'une fois, lui qui m'a connu sourd et pas franchement joyeux, lui qui m'a connu avec une confiance proche du zéro absolu.

Il était fier de moi, et je dois avouer - sérieusement - que cela m'a beaucoup touché.

Punaise, c'était beau.

Ce petit moment d'émotion va me mettre bien à la bourre, sans pour autant fondamentalement changer mes plans. Non, ce qui va changer mes plans, c'est qu'arrivé à la hauteur de Toulouse, mon GPS se met à s'éteindre.

La loi de Murphy, tout ça, tout ça...

Pourtant, il est bien branché sur une des prises USB de ma moto, avec le petit icône qui me dit qu'il est en charge. Et je ne le comprends pas encore, mais c'est bien là le problème : ces maudites prises ne fonctionnent en fait plus, n'envoyant plus assez de jus pour charger quoique ce soit, mais juste assez pour me faire croire que cela fonctionne.

Moi qui comptais dessus pour recharger mon accu de secours, mes batteries d'oreilles bioniques, mon téléphone, ma balise GPS et mon GPS de navigation.

Et c'est parti pour les galères...

En plus de s'éteindre et de se rallumer tout seul, mon GPS affichent quelques messages d'erreurs moyennement compréhensibles. En gros, ma petite escapade pyrénéenne sans prise de tête est maintenant largement compromise. N'ayant pas de carte de France ni d'Espagne - quand on est con, on est con, et surtout aucun sens de l'orientation, je me vois mal aller me perdre dans les petites routes sans pour autant stresser de ne pas être à l'heure voulue le lendemain à Barcelone. 

C'est alors que passant devant un panneau indiquant Montpellier, je me décide d'aller donner une visite surprise à mes parents. Cela leur fera plaisir, ne les voyant pas bien souvent, et en plus je pourrais éventuellement connecter mon GPS à un PC si jamais il en était besoin. Car je rappelle qu'à ce moment là, je n'ai pas encore compris que mes prises USB déconnent, et je suspecte donc un bug du firmware.

Pourquoi chercher des causes simples à nos problèmes quand on peut imaginer tout et n'importe quoi ? Hein ?

On se le demande.

Quelques douloureuses heures d'autoroute plus tard, me voilà donc devant chez mes parents. Ils sont assez casaniés, et c'est pourquoi je serais fort surpris de ne voir ni lumière, ni voiture et trouver porte close.

Voilà autre chose !

Murphy, tout ça, tout ça...

En fait je n'avais tout simplement pas compris, alors que j'avais eu mon père le matin même au téléphone pour lui annoncer mon départ, qu'ils étaient en pèlerinage annuel chez ma grand-mère. 

Ils ont bien choisi leur moment, et je me dis que décidément, ce voyage commence fort.

Quelques coups de fils plus tard, je me retrouve chez mon vieux pote Jérôme. Jérôme, bien que roux et possédant une Kawasaki Z800, je l'aime, c'est mon grand copain que je ne vois hélas que trop peu souvent.
Après avoir donc débarqué dans son appart', lancé un "Putain il est où mon téléphone ?!" en guise de bonjour, parce qu'évidemment je ne le retrouvais plus dans mes multiples poches, nous avons bu de l'eau.

Tout à fait.

Le réveil le lendemain sera donc particulièrement facile, et plein de fraîcheur.

Un peu comme ça.

Mais passons...

Après quelques heures d'autoroutes, l’œil torve et vitreux, le filet de bave coulant dans le casque, me voilà maintenant au port de Barcelone.




Et je vais attendre...




Et attendre...




Et attendre...




Et encore attendre...




Jusqu'à que cela finisse enfin par bouger !

Quelques dizaines de mètres à effectuer, un petit contrôle de passeport, et voici la gueule du Ferry dans laquelle je vais joyeusement me jeter. Je repense alors à mon départ pour l'Islande, au grand moment qu'avait été l'embarquement. Aujourd'hui, j'ai l'impression d'en avoir l'habitude !


* Mode "Je me la pète" / ON * La routine...




Alors que je range quelques affaires, un jeune motard allemand vient à ma rencontre. David roule en KTM Enduro, et comme moi, il est seul. Nous nous échangeons nos profils Facebook, et si nous n'allons pas nous revoir durant la traversée, nous resterons en contact les jours suivants et...

Vous verrez bien, plus tard.

Contrairement aux Ferrys Islandais, c'est le personnel du bateau qui sangle ici les motos. L'embarquement sera donc très rapide, et en quelques minutes je me retrouve dans ma cabine privative, avec petite douche et toilette : le grand luxe !




Il est maintenant l'heure du départ...



Les activités pendant ma traversée seront fort limitées : clope, bières, clope, manger, clope, dodo, café, sieste, clope, café, sieste, clope, café, sieste, clope, sieste, manger, redbull, clope, avec parfois quelques rêveries sur le pont.


Un peu comme mon voisin d'un moment.

L'ambiance sur le bateau est bien différente de ce que j'avais vu lors de mon voyage en Islande. Les gens squattent et dorment un peu partout, souvent à même le sol, il y a des rassemblements devant les matchs de foot, le pont ressemble à un grand café du commerce, ça picole dans un coin, ça fume - et pas que du tabac - dans un autre, ça prie dans un dernier. C'est donc un joyeux bordel, cosmopolite et bon esprit, particulièrement sympathique et agréable.

Mais je suis physiquement complètement cramé, j'emporte aussi avec moi quelques soucis personnels qui font travailler mes quelques neurones intensément, et à chaque fois que je vais aller faire un tour sur le pont et prendre l'air, ma seule envie sera de retourner sous ma couette...même si au final je ne vais pas beaucoup dormir et que ce maudit matelas bas de gamme va réduire mes lombaires déjà fragiles en une bouillie informe d'os et de muscles ayant perdu tout potentiel d'élasticité.

Bon d'accord, j’exagère un peu, disons que j'ai le dos en vrac. Un peu plus que d'habitude.

Le voyage se passe sans encombre sur une mer calme. Et au bout de vingt-sept heures de traversée, voilà que nous attendons avec plusieurs dizaines de personnes dans les escaliers donnant sur les cales. L'attente est encore une fois bien longue, d'autant qu'il est presque minuit. Après quelques fausses alertes, c'est la libération !

A l'attaaaaaaaaque !!!

Je regagne ma moto, fixe mes sacoches latérales avant, enfile mon casque...

Maroc, me voilà !

Mais avant toute chose, il faut passer la douane. Et pas n'importe laquelle : la douane Marocaine. Et en soit, c'est déjà une grande aventure.

Juste après la sortie du bateau, le premier douanier contrôlant mon passeport me fait comprendre qu'il y a un problème, mais je n'entends pas ce qu'il me dit. Début de panique : je gare la moto, enlève mon casque, enfile une oreille bionique. Apparemment, il manque un tampon.

Lequel ? Je ne sais pas.

Et de me retrouver alors dans un petit bureau où ce jeune agent, plutôt sympathique, peste contre un ordinateur qui ne fonctionne pas. Il s'en va alors, et reviendra une dizaine de minutes plus tard pour me tamponner mon passeport.

Je n'ai pas tout compris, mais me voilà apte à rentrer sur le territoire marocain. Finalement, les formalités n'étaient pas si terribles. Enfin, c'est ce que je pensais jusqu'à que quelques dizaines de mètres plus loin, je me retrouve face à des centaines de voitures entassées, à l'arrêt. 




Je comprends vite ce qu'attendent tous ces gens : passer le contrôle de douane, le vrai. Il est presque une heure du matin, et j'ai alors le sentiment que je ne suis pas prés d'être couché.

Il y a des jeunes qui vont de voiture en voiture comme pour faire la manche, ou je ne sais quoi, les gens sortent de leur véhicule, certains paraissent déjà excédés, je trouve tout cela légèrement chaotique.

Quand un gars vient me voir et me fait signe d'avancer entre les voitures. Je ne sais pas si c'est un douanier, ou quelqu'un du port, il me prend mon passeport, commence à remplir certains papiers, me redonnent le tout et me fait signe d'avancer jusqu'au contrôle tout en me demandant quelques espèces sonnantes et trébuchantes.

Normal.

Je continue donc à ne pas comprendre grand-chose à ce qui arrive, mais rassuré d'avoir récupéré mes papiers et d'avoir en main un formulaire qui à l'air important, je lui donne tout ce qu'il me reste, à savoir dix euros. Et me voilà évoluant entre les voitures jusqu'au lieu des contrôles, juste avant la sortie du port, avec l'agréable sentiment d'avoir gagné facilement, trois, quatre, cinq heures, peut-être plus, par rapport à tous ces gens coincés dans leur boîte à roues.

Il faut dire que les douaniers n'ont pas l'air pressés d'évacuer tout ce petit monde. Les agents semblent tout droit sorti d'un film noir avec ses personnages corrompus, à moins que cela soit notre culture cinématographique et littéraire qui viennent appliquer un vernis négatif sur les visages et attitudes de ces personnes certes pas bien efficaces, mais au final assez sympathiques.
Je me rappellerais longtemps de ce jeune douanier habillé de noir, casquette vissé sur la tête, tenant son chien en laisse, me lançant un "Bonjour, français ? Ca va bien ?", tout en me serrant la main. C'est assez étrange la première fois !

Je donne finalement le formulaire obtenu précédemment à l'un des agents qui reviendra quelques dizaines (!) de minutes plus tard avec le précieux tampon, synonyme de liberté, alors que d'autres motards semblent avoir plus de problèmes pour obtenir l'autorisation de passer les grilles qui nous séparent de notre entrée définitive au Maroc.

Il est une heure et demi du matin, et me voilà enfin sur les routes, lancé à la recherche d'un endroit où dormir. J'avais entendu parler d'une petite ville entre le port de Tanger Med et la ville de Tanger, à trente kilomètres de là. Ksar Sighr, de son petit nom, était censée être un lieu où je pourrais trouver un camping. Mais à première vue, je vais surtout y trouver des chiens errants et quelques rues sales à peine éclairées par de rares lampadaires. Pour résumé, dans ce contexte, c'est glauque.

Je m'arrête cependant car je viens de trouver un distributeur. Parfait, il me faut du cash si je veux pouvoir dormir quelque part, que cela soit dans un camping proche pour lequel je n'ai pas encore vu  la moindre indication, où quelque part sur la route en direction de Tanger.

Et là, un des premier problème - Murphy, encore - réellement crispant du voyage se manifeste : impossible de tirer de l'argent ! Pourtant, ma carte fonctionne au Maroc, l'ayant utilisé à Marrakech lors d'un très bref séjour professionnel.

Mais je n'en tiens pas trop rigueur, c'est peut-être simplement le distributeur qui a un souci.

Ou pas. On verra plus tard.

Je repars donc, me disant qu'il vaudrait mieux me diriger vers Tanger par la route longeant la côte, car Ksar Sighr ne m'inspire pas vraiment. Me voilà donc roulant à deux heures du matin sur des routes sinueuses, donnant parfois directement sur la mer, à la recherche d'un endroit pour poser ma tente.

Quand tout un coup, je vois un hôtel. Je marque un arrêt, et j'essaie de réfléchir. On me l'a déconseillé, mais parfois, c'est nécessaire.

Bref...

Il est plus de deux heures du matin, je suis fatigué, et finalement il serait peut-être judicieux de dormir ici. Les hôtels au Maroc ne sont pas chers du tout, mon budget n'est pas spécialement serré, rien ne m'empêche donc de faire le touriste bourgeois...le mode aventurier campeur, ce sera pour plus tard !

Quelques minutes plus tard, voici ma moto qui trône en plein dans le hall d'entrée.


Tout.


Va.


Bien.

C'est parfaitement normal.

Pour résumer la situation, le patron voulait prendre quelques photos. Il aiment bien les motos, il aime bien les motards, il va me raconter sa rencontre avec un organisateur de voyage qui, depuis qu'il avait pu rentrer sa moto dans le Hall pour la mettre à l'abri, venait systématiquement depuis des années avec ses clients voyageurs...

Mais passons...

Mon problème de carte bancaire, et mon manque d'argent liquide ? Le patron n'a en cure, persuadé que cela se réglera demain, ou que dans tous les cas nous trouverons une solution.

Il est presque trois heures, la nuit va être courte mais je me dis que nous avons là une belle entrée en matière et un bel exemple d'hospitalité qui fait chaud au cœur. Finalement, le voyage commence bien !

D'ailleurs, comme me l'avait dit un de mes fidèles lecteurs, car il parait qu'il y en a :

"T'as épuisé ton quota de malchance, tout va bien se passer maintenant et si ça se trouve tu ne vas même pas perdre ton téléphone !".

Taquin, le bougre.

Et pourtant, le lendemain, le stress et l'angoisse s'empareront de moi jusqu'à que je finisse même par me demander :

"Bordel, qu'est ce que je fous là ?!! Ca va mal se finir !"

Mais cela ne sera que le début d'un voyage que tous les superlatifs ne peuvent décrire, une formidable aventure humaine, où dépaysement total et dépassement de soi côtoieront ces petites et grandes rencontres riches d'enseignements qui font le sel des voyages en solitaire, le tout dans des paysages dont je n'aurais pas osé rêver.

Un voyage extraordinaire qui, disons-le d'emblée, se finira d'une façon qui va largement, trop largement, dépasser le grand n'importe quoi !

A suivre...





7 commentaires:

  1. bonjour "STEVE",quelles aventures,moi meme motard,je passe trois mois par an au maroc,camping car et moto(650F)ton recit me rappelle ma 1ere fois au maroc,il y a bien longtemps,j ai hate de lire la suite poascal

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  2. Cher Motard Bionique
    Vous avez mis le doigt dans un foutu engrenage... Nous raconter votre aventure avec autan d'humour. On veut la suite, rapidement sans tarder!!!

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  3. Et bien voilà une premiere entr3s en matiére qui me fait attendre avec impatience la suite.

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  4. Toujours aussi sympathique les récits :) T'es une machine mon gars! Continue comme ça.. Passe boire une bière (ou deux ou plus) a la maison du coté de Grenoble quand tu veux!
    V

    Jo

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  5. J'attends la suite avec impatience!

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